
le souvenir d’un avenir ◊ 1 mai – 2 août 2026 – samedi et dimanche 15h – 19h et sur rendez-vous
Est-ce la plus belle ville du monde ? On voudrait la découvrir à l’aube, sans la connaître, sans la doubler d’habitudes et de souvenirs. On voudrait la deviner par les seuls moyens des détectives de roman : la longue-vue et le microphone.
Paris est cette ville où l’on voudrait arriver sans mémoire, où l’on voudrait revenir après un très long temps pour savoir si les serrures s’ouvrent toujours aux mêmes clés, s’il y a toujours, ici le même dosage entre la lumière et la brume, entre l’aridité et la tendresse, s’il y a toujours, une chouette qui chante au crépuscule, un chat qui vit dans une île et si l’on nomme encore par leurs noms d’allégories le Val-de-Grâce, la Porte Dorée, le Point-du-jour…
C’est le plus beau décor du monde. Devant lui, 8 millions de Parisiens jouent la pièce ou la sifflent, et c’est eux seuls, en fin de compte, qui peuvent nous dire de quoi est fait Paris au mois de mai.
text: Chris Marker. Le Joli Mai, 1962
Chris Marker, Mario Marret. A bientôt, j’espère, 1967. 00:45:00 minutes. Iskra.
Chris Marker. L’Ambassade, 1975. 00:22:00 minutes. Les Films du Jeudi.
Chris Marker. La Jetée, 1962. 00:26:47 minutes. Tamasa.
Chris Marker, Pierre Lhomme. Le Joli mai, 1962. 02:25:40 minutes. Potemkine.
Chris Marker. Lettre de Sibérie, 1957. 01:02:14 minutes. Tamassa.
image : Chris Marker. La Jetée. 1962. Courtesy d’Argos Films.
Les Moulins de Paillard – Atelier de Fabrique Artistique soutenu par le ministère de la Culture-Direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire, le Département de la Sarthe et la Communauté de communes Loir-Lucé-Bercé